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LA GAUFRAMASAUCE : LE KIFF SANS LES CALORIES
24 juin 2015
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106, rue de Prony, 75017 Paris

M° : Pereire

Tel : 01 44 40 05 88.

Ouvert tous les jours, excepté vendredi & samedi, de 12h00 à 14h30 & de 19h30 à 23h30.
Service voiturier.

www.lerafael.fr

Idiotie Amasauce, je le confesse : j’eusse pensé jusqu’ici que l’expression « gastronomie cashère » s’apparentait à un oxymore – merci donc à vous les Amasaucés de m’avoir incité à m’auto-prouver que j’avais tort.

Il y a quelques soirs au restaurant Rafaël, voici que je m’abandonnais au menu dégustation : non sans à-priori, soit – mais cependant avec un certain sentiment d’excitation.

Parce qu’il y a chez Amasauce un goût sordide pour une certaine expérience : celle de constater qu’elle s’est plantée dans ses préjugés.

Ok, mais pourquoi ? Ben parce que non seulement, ce genre de constatations permet de contribuer à l’élévation de soi – mais en plus, ceci est souvent le cas des poncifs, ces généralités préconçues (pléonasme) et dépourvues d’une once d’originalité ma foi.

Ben, oui, c’est ça d’écouter l’audio-book du Dalaï Lama depuis une semaine avant d’aller se coucher. Voilà.

C’est donc en toute sagesse Dalaï-Lamée que j’attribue au chef Simone Zanoni le César Amasaucé du challenge relevé (avec en sus, mention identification narcissique auto-avouée) : puisqu’au lieu de parvenir à donner du goût à de l’allégé (challenge qu’Amasauce n’a de cesse de se fixer,) le chef doublement étoilé parvint sans souci à constituer un sublime menu, et ce sans faillir aux règles élémentaires de la casheroute dont celle élémentaire de ne point mélanger la viande et le lait.

Assez blablaté, et venons-en au fait : ça commence avec un délicieux velouté de petits pois au basilic (sans crème ni lait, vous vous en doutez) – et un superbe pressé de foie gras au goût subtilement fumé. Mention spéciale pour le tartare de bar de ligne, relevé au yuzu et à la bergamote – quant aux asperges de Pertuis (aspergées de leur œuf coulant et délicatement salées au Pastrami,) c’est peu dire si elles surent ravir ma glotte. (Non mais n’importe nawak, Javotte.)

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Quand vient l’heure des plats, le méli-mélo « autour du veau » avec asperges, morilles et terrine de poireau est définitivement à essayer – et à arroser volontiers d’un Gamla Carbenet Sauvignon 2011 à la rondeur agréablement corsée. Côté poissons, opter pour le tronçon de bar de ligne de Méditerranée : des cuissons justes, des produits de qualité et des assaisonnements bien pensés.

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Lorsque sonne le glas des desserts, bravo à Simone pour sa superbe Tatin à partager – servie avec sauce caramel et glace à la vanille de Madagascar parvée, elle fut exquisément appréciée bien qu’un petit poil trop sucrée. Soit – mais ce n’était pas gagné de réaliser une si bonne pâte feuilletée sans beurre, ni une glace à la vanille sans lait : alors merci le soja, et si vous êtes sensibles à la gastronomie mais paralysés dans par la casheroute dans vos sorties (ou même, par un régime lactose-free,) le Rafaël pourrait devenir votre nouveau QG (si le zip de votre porte-monnaie n’est pas trop fermé.)

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Et en plus, l’accueil y est chaleureux et le service est drôlement attentionné. Sapristi : si j’avais été élève à Puddlar, Le Choixpeau m’aurait sans doute semée à Serpentar.

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